2017

Centre d'études supérieures de civilisation mediévale 

En la sala Crozet del Centre d'études supérieures de civilisation mediévale (CESCM), de la Universidad de Poitiers, centro de referencia en la cuestión, se ha hablado de la Catedral de Roda de Isábena. Ha sido en la última jornada del "Seminario sobre escritura medieval fuera del mundo manuscrito", que con el título "Matière, matèriau, support" ha desarrollado el prof. Vincent Debiais, en la conferencia de cabecera. Ha hecho una breve recopilación de la riqueza patrimonial e histórica de la Catedral de Roda, profundizando en la espectacularidad e importancia del corpus de inscripciones funerarias que su claustro encierra. Era el motivo de la conferencia, ante un auditorio muy especializado, al que hemos tenido la oportunidad de asistir.
Y es que Roda es importante.  

Más información en https://epimed.hypotheses.org/483 

BILLETS

UNE COLLECTION ÉPIGRAPHIQUE À REDÉCOUVRIR :

RODA DE ISÁBENA

2 JUIN 2017         VINCENT DEBIAIS LAISSER UN COMMENTAIRE

Pedro Quibus, président de l'association « Amigos de la catedral de Roda », est de passage à Poitiers en ce début du mois de juin. Il nous parle de Roda et de sa collection épigraphique exceptionnelle.

Comment avez-vous perçu l'importance du site de Roda ?

Par intuition ! Il y avait, à Roda, quelque chose que je ne saisissais pas. Il y avait trop de trésors inconnus. Les visites du site n'étaient pas à la hauteur de la qualité des pièces conservées sur place ; le sarcophage de Roda par exemple, exceptionnel à de nombreux égards, était passé sous silence. Il faudrait également mentionner la collection de textiles (les vêtements liturgiques de l'évêque saint Raymond datent du xiie siècle), le « siège » de saint Raymond (un des rares témoignages mobiliers romans), les deux programmes de peintures murales... Il fallait changer les choses. À la suite d'une journée d'étude organisée sur place en septembre 2013, j'ai su qu'il fallait donner l'impulsion que le site méritait. 

Parlez-nous du site de Roda.

Roda de Isábena est cathédrale depuis 956 d'après la documentation. L'histoire avant cette date est confuse, mais il pourrait y avoir une installation antérieure. Le fait est que l'établissement semble répondre à une volonté d'isolement dans les montagnes aragonaises, ou bien face à la pression musulmane, ou bien face aux conflits temporels au Nord de la Péninsule. Aujourd'hui, Roda est un petit village de 40 habitants au sommet d'une colline, organisé autour du complexe cathédral et à l'intérieur d'une muraille monumentale. La partie la plus ancienne de l'église, à savoir les fondations de l'abside, daterait des alentours de l'an mil ; l'église quant à elle est construite à partir de 1030-1035. Le cloître aurait été construit à partir de 1135, d'après ce que l'on sait aujourd'hui.

Pour les épigraphistes, le cloître de Roda est un monument exceptionnel. Pourquoi ?

En effet, le cloître contient un nombre impressionnant d'inscriptions médiévales : 212 textes répartis dans toutes les galeries du cloître, sur les arcs, sur les piliers, sur les murs. Ces inscriptions ont été répertoriées et lues à partir des dernières observations, et on a pu rectifier un certain nombre de lectures anciennes. À la différence d'autres espaces claustraux en Europe, Roda n'est pas une galerie épigraphique, un musée lapidaire rassemblant les inscriptions de la cathédrale. Les inscriptions aujourd'hui visibles dans le cloître de Roda ont été faites dans le cloître et pour le cloître. La qualité de l'écriture et les différentes mises en page sont d'un grand intérêt pour l'histoire de l'écriture.

Vous avez commencé un travail de valorisation de ce patrimoine épigraphique. En quoi consiste-t-il ?

Il fallait d'abord modifier la visite du site. En 2015, nous avons réalisé un synopsis pour les guides afin d'attirer l'attention des visiteurs sur les inscriptions. Nous avons installé ensuite des cartels dans le cloître : le premier, général, donne une vue d'ensemble du groupe des inscriptions de Roda ; d'autres, plus petits, expliquent certaines des inscriptions, en donnent la lecture, la traduction et un commentaire. À l'avenir, nous avons besoin d'une étude complète du cloître ! Pour le reste du complexe cathédral, nous avons convaincu les autorités de prendre en compte le patrimoine de Roda : le sarcophage, les peintures murales, les chapiteaux du portail occidental. Pour tout cela, nous voulons également développer des études de fond. Nous avons d'autre part des contacts avec l'École de restauration de Huesca (Escuela Superior de Conservación y Restauración de Bienes Culturales de Aragón), notamment pour la polychromie du sarcophage. Nous voulons aussi provoquer l'intérêt du monde académique pour l'histoire et le patrimoine de Roda. C'est pourquoi nous avons créé en novembre 2016 l'association « Amigos de la catedral de Roda » et mis en ligne une page web donnant toutes les informations aux visiteurs et aux touristes ; mais il s'agit aussi - et c'est l'idée de départ - de montrer qu'il existe à Roda un patrimoine encore à étudier et qu'il faut donc mettre à disposition.

Le cloître est actuellement en cours de restauration.

Le cloître a déjà connu de nombreuses restaurations, partielles ou ponctuelles. En 2012, la couverture des galeries a été refaite. En 2016, les inscriptions et les murs de la galerie nord ont été nettoyés et débarrassés du ciment du début du xxe siècle. En 2017, la même opération va être menée dans les galeries est et ouest, et en 2018 dans la galerie sud. Dans tous les cas, les inscriptions sont fixées et sécurisées. On a retrouvé à l'occasion de ce nettoyage les restes de peinture originale dans le creux des lettres de certaines inscriptions. Ces travaux ont été financées par le gouvernement d'Aragon (Diputación General de Aragon) qui a perçu l'intérêt du site et qui appuie sa valorisation et sa conservation.

Dans quelle direction pourrait-on mener une étude épigraphique approfondie sur Roda ?

Il faudrait commencer par une nouvelle édition de toutes les inscriptions en prenant en compte des critères scientifiques exigeants. Pour cela, il faut reprendre toutes les données anciennes, et c'est un travail important. Cette édition pourrait être mise en ligne sur le site de l'association. Il faut ensuite comprendre pourquoi on a mis cet obituaire à l'échelle du cloître. Qui sont les défunts mentionnés dans les textes ? Pourquoi a-t-on à Roda des formes graphiques aussi originales ? Quels sont les liens entre les inscriptions et le scriptorium ? Beaucoup de recherches en perspectives donc...

Suivez les dernières nouvelles de la collection épigraphique de Roda sur la page Facebook de l'association.

Festividad de San Vicente, Mártir.

En el claustro de la Catedral de Roda, recordemos del S. XII, solamente hay dos capiteles figurados. Uno de ellos en una sola cara, con la representación de un caballo comiendo. En el otro capitel, con figuración en sus cuatro caras, se contemplan las figuras de un personaje, de un asno, de un perro tirando de la cola del pollino, y de un gallo. Nunca hemos encontrado referencia alguna a la interpretación de estos dos capiteles. Siempre se les ha nombrado como el capitel del "perrito" o el capitel del "caballo". Y ahí ha quedado toda referencia a esta figuración. Pero vamos a dar algún dato que bien podría desentrañar el significado de al menos uno de ellos.

Para ello lo primero es indicar que La Catedral de Roda está dedicada desde su primera consagración en el siglo X a San Vicente, diácono y ayudante del obispo Valero, de Zaragoza, santo a la sazón, y segunda advocación a partir de la mitad del siglo XI.

En segundo lugar nos vamos a dirigir a los textos de la Leyenda Dorada de Santiago de la Vorágine, en el capítulo dedicado a la vida y muerte de San Vicente Mártir. Aquí podemos leer cómo martirizado y muerto Vicente, en Zaragoza en el año 304, a manos de Publio Daciano, prefecto del emperador Diocleciano, su cuerpo, el de Vicente, quedaba incorrupto. Tal es así que el propio Daciano, que insistía en la necesidad de hacerlo desaparecer, ordenó se le lanzara a un muladar y fuera devorado por los animales. Pero ninguno osó tocar el cuerpo del difunto, por lo que el ínclito Daciano tomó la decisión de lanzar el cuerpo atado a una piedra de molino al río Turia; ni aún así.Pero quedémosnos con el hecho del muladar, con lo que intentaremos entender la vinculación entre el capitel del "perrito" y San Vicente.

En la cara que actualmente se dirige al Este, recordemos, la luz, se representa una figura humana. En la cara norte de la cesta, un equino, al parecer un burro, se encuentra en disposición de comer; en la cara oeste, un perro o lobo en posición de ataque muerde el rabo del equino. La última cara refleja un gallo. Es decir: el cuerpo yace ante una secuencia de animales con ansias de hincar el diente (en forma de equino y perro o lobo) pero el gallo, símbolo de salvación, hace acto de presencia y mantiene intacto al difunto Vicente.

Roda es una gran joya desconocida.